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Du vide au Néant, vertige mortel, fardeau de la Vie
06/10/2007 04:45
Je ne sais plus pourquoi je (sur)vis . Je ne l'ai jamais su . Ma vie n'a aucun sens et elle est bien trop lourde à porter . J'ai cessé de lutter ... j'accompagne le mouvement ... down, down under ... loin, je suis si loin ... J'écris en bleu nuit, et l'encre coule comme mon sang jusqu'aux profondeurs abyssales ... au plus profond de ces abysses que je connais trop bien . Noctune solitaire en si bémol, trop mal, douleur majeure, et rien à la clé, puisque tout m'est souffrance, instant X = mal de vivre, chagrin profond, désir mortel . Alors brisée je m'exécute, mon souffle retenu ... Eteinte, mais pas assez pour ne plus souffrir à en mourir . Je respire ... sans le goût de vivre . Absente au présent, pas d'horizon, et passé broyé ... la Vie que l'on dit belle ... massacrante ... Je ne me relèverai plus, désormais . Ce jour qui va poindre sera rempli de toutes mes larmes intérieures, celles de mon coeur, celles de mon âme, de ce mal de vivre chevillé à mon coeur, verrouillage absolu ... pourquoi ma vie ... perdue, désespérée, seule au creux de cette nuit, à ne pas attendre demain, car demain sera bien plus lourd encore, et je m'effondre, exsangue ... Ce n'est pas la fin, mais à chaque fois, ça y ressemble tant que tout m'est insoutenable, même le chant d'un oiseau me file le blues . Alors ces mots ... pour dire mes maux ... c'est un air de blues qui n'a pas de nom ... car je ne suis personne ... on peut m'appeler désespoir ... je suis invisible, on n'entend pas mon cri muet, je n'en finis pas de tomber ... Chute fractale ... mais pas fatale, condamnée à souffrir encore et toujours plus ... la faute à la Vie . Au Destin ? Ou bien ... quelle faute ai-je commise ... ? Ce jour qui va poindre ... j'aurai le coeur si lourd, si lourd, et un chagrin secret incommensurable ... insoutenable ... Je n'écris plus, je suis l'encre bleu nuit qui pleure en silence ... je suis la plume brisée, je suis la détresse absolue, infinie, j'ai en moi absence, manque, vide et silence ... je n'irai pas plus loin ... je n'attendrai rien ... c'est ainsi ... quand on n'aime pas la Vie ... la Vie ne vous aime pas ... Coupable ... parce que j'ai peur du bonheur, je n'en connais rien, et ce jour en instance est l'un des plus tristes qu'il me reste dans ce lien arraché ... Ma douleur secrète ... par Amour ... Je ne suis qu'un papillon aux ailes déchirées, qui crie dans l'infinitude de sa souffrance ... J'ai mal à ma vie . Atrocement, douloureusement ... terriblement . Désespérément ... Eperdûment .
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