Quand la Vie vous assène sans relâche des coups mortels, quand le manque d'Amour vous fait tomber à chaque pas, quand le vide, le manque et l'absence creuse en vous quelque chose d'indicible mais d'insoutenable ... Alors, entendre partir l'être qu'on aime désespérément, c'est mourir plus qu'un peu, c'est souffrir à en avoir le coeur qui éclate, c'est verser des larmes de sang, c'est mourir à chaque instant, mourir de trop souffrir et de vieillir plus vite que le Temps, retrouver un vide que l'on avait oublié l'espace d'un instant volé au Temps tout-puissant, un passé douloureux, une ligne d'horizon brisée, fracturée, le présent s'épuise et la source en est tarie, capturée, détournée par tout ce qui tournoie alentour, ce qui s'approche toujours trop près pour que l'on en oublie que la Vie n'accorde que des bribes, des fragments d'une douceur que d'autres nomment Bonheur, douceur/douleur, car tout est éphémère, diaphane, évanescent ... fugitive esquisse d'un apaisement, douceur/douleur et puis violence de l'indicible souffrance, une larme de sang, une lame dans le coeur, vivre ce n'est pas ainsi, vivre c'est vivre à plein temps, à plein coeur, en osmose avec tout ce qui est là, tout près de soi ... mais lorsque tout s'éloigne et lorsque l'on survit à genoux, le coeur en lambeaux parce qu'après une souffrance atroce on a trouvé la perle d'or, trésor d'Amour ... juste au bord de la Vie, avant le gouffre dans fond, et les sempiternelles profondeurs abyssales ... vivre parce que l'on sait, enfin, qu'une lueur existe, mais c'est alors que tout vacille, que tout s'écroûle, que tout est broyé ... et l'on pleure coeur et âme comme on saigne doucement dans un silence triomphant et indifférent, si aimer fait mourir ainsi dans les champs du Possible, alors le Hasard aussi est cruel, il donne un espoir insensé pour mieux l'arracher l'instant d'après, alors l'apprendre pourquoi, le vivre une fraction de seconde pour quoi ... pour souffrir plus en profondeur parce que la Vie reprend toujours ce qu'elle n'offre qu'un court instant, à des années-lumières de ce Temps dont le silence assourdissant est meurtrier . Aimer enfin un jour, après tant de détours et de contours ... aimer et ne plus pouvoir survivre seulement ... c'est avoir le coeur en lambeaux et perdre son sang tout doucement ... à en souffrir terriblement douloureusement ... souffrir à en mourir ... au nom de la Vie qui va, qui bat ...
A mon père adoré, mon Papa pour l'Eternité, mon Ange d'Amour pour toujours ... toi et moi on aimait tant cette chanson là et les douces mélodies irlandaises ... mélancoliques et belles à en avoir plus que les larmes aux yeux ... Maintenant seuls les miens pleurent et mon coeur saigne, Papa . Tu me manques comme le souffle de la Vie, l'eau qui m'abreuve, et la Flamme de l'Espérance . Je t'aime à en souffrir ... je t'aime à n'en pas mourir mais survivre ... sans toi . Je t'en prie, continue à veiller sur moi mon Ange, mon Papa adoré ... je ne cesserai jamais, jamais de t'aimer aussi fort qu'il est possible ... Mon âme et la tienne sont liées pour l'Eternité . Je t'aime à l'infini .
Ta fille Liza